Qu'est-ce que Trophée Québec

Trophée Québec : Enfin un club de records officiel au Québec!
Par Caroline Bolduc, Aventure Chasse & Pêche

Avec la présence accrue de Boone & Crockett dans notre province, plusieurs ont soumis l’idée de mettre sur pied un club de records propre au Québec. Plusieurs croyaient qu’il serait intéressant d’avoir un registre québécois basé sur les normes officielles Boone & Crockett afin que nos trophées québécois, même s’ils n’ont pas un pointage suffisant pour être reconnus dans le livre officiel nord-américain, soient tout de même reconnus à l’échelle provinciale. Même si ces trophées ne sont pas du calibre que ceux entrant dans le livre officiel nord-américain, il serait néanmoins très pertinent de savoir ce qui est récolté au Québec, en mettant la barre un peu moins haute au chapitre des pointages minimaux.

Eh bien, l’idée a fait son chemin et nous avons maintenant un registre bien à nous, chasseurs québécois, pour nous permettre de connaître nos propres records : Trophée-Québec (selon les normes officielles nord-américaines). Globalement, à l’exception des pointages minimaux qui ont été réduits, les critères sont en tout point similaires à ceux du Club de records Boone & Crockett. Toutefois, l’objectif de Trophée-Québec étant de faire la lumière sur les records qui arpentent le sol québécois, seuls les grands gibiers récoltés au Québec y seront admis. Ainsi, si vous récoltez un cerf de Virginie trophée dans l’Ouest canadien, ou encore, un « méga-orignal » au Nouveau-Brunswick, ceux-ci ne seront pas acceptés au registre québécois. Pour pouvoir inscrire un record à Trophée-Québec, celui-ci doit avoir été mesuré de façon officielle par un mesureur accrédité Boone & Crockett.

Une autre particularité de Trophée-Québec est la distinction faite quant au type d’arme employée. En effet, contrairement à Boone & Crockett qui ne fait aucun distinction sur cet aspect, Trophée-Québec a divisé chacune de ses catégories en deux : les gibiers récoltés par flèche (arc et arbalète) et ceux récoltés par balle (carabine, fusil et arme à chargement par la bouche).

Étant donné que le niveau de difficulté est plus élevé lorsque l’on prélève un gibier au moyen d’une flèche, le pointage minimal requis pour l’admission au registre est légèrement inférieur. Par ailleurs, Trophée-Québec s’en tiendra à nos quatre grands gibiers québécois. Voyez ci-dessous les catégories ainsi que les pointages minimums pour les deux types d’arme :

Cerf de Virginie typique Récolté par flèche :
120

Récolté par balle :
140
Cerf de Virginie atypique
Récolté par flèche :
140

Récolté par balle :
165
Orignal (Canada)
Récolté par flèche :
130

Récolté par balle :
160
Caribou (Québec-Labrador)
Récolté par flèche :
325

Récolté par balle :
355
Ours noir
Récolté par flèche :
17

Récolté par balle :
18

C’est la Fédération québécoise de la faune, un organisme à but non lucratif déjà fort impliqué dans le milieu de la chasse au Québec, qui a accepté l’honorable mandat d’administrer Trophée-Québec. C’est donc à la FQF que l’on doit faire parvenir tous les documents nécessaires pour y inscrire un record (exactement les mêmes documents que pour Boone & Crockett). Quant aux frais d’inscription, le chasseur a deux options :
• Pour 10 $, il inscrit son trophée et recevra un certificat officiel Trophée-Québec.
• Pour 25 $, il inscrit son trophée, reçoit le certificat ainsi qu’une casquette officielle
Trophée-Québec qu’il pourra porter fièrement pour afficher publiquement qu’il détient
un record inscrit au registre.

Tous les records enregistrés sont répertoriés (avec photo) sur le nouveau site Internet Trophée-Québec. Ce site est disponible via le site Internet de la Fédération, soit au www.fqf.qc.ca. Par ailleurs, vous aurez également la chance de voir périodiquement quelques-uns des plus gros records enregistrés à l’intérieur de votre magazine Aventure Chasse & Pêche. Chaque année, nous consacrerons quelques pages à ces gibiers records bien de chez nous.

Conclusion
Quand on pense à des gibiers records, l’Ouest canadien nous vient en tête pour ses chevreuils monstres. Le Maine nous traverse l’esprit si l’on pense orignal géant. Pourquoi croyez-vous que nous avons tous le sentiment que le Québec n’est pas une terre de records? La réponse est pourtant bien simple. C’est que nos records demeurent, la plupart du temps, inconnus dans le fin fond d’un garage, d’un chalet ou autre. Jusqu’à ce jour, en raison de la barrière de la langue et de la rareté des mesureurs québécois, peu de chasseurs faisaient les démarches d’inscrire un gibier record auprès de Boone & Crockett. Pourtant, côté orignal (dans la catégorie Orignal du Canada), le Québec n’a rien à envier à ses voisins, loin de là. Au chapitre des caribous, nous avons une catégorie spécifique au Québec-Labrador et les troupeaux de caribous du Nord du Québec sont un joyau reconnu à l’échelle mondiale… C’est chez nous qu’ils sont! Quant à nos cerfs de Virginie, les spécimens records ne sont peut-être pas aussi nombreux que dans l’Ouest, mais nous en avons… Fort à parier que les prochaines éditions du Livre de records Boone & Crockett ainsi que de Trophée-Québec nous le prouveront. Quant à notre cher ours noir, je vous rappelle que les Américains paient des fortunes pour venir le chasser en sol québécois. Comme c’est souvent le cas, nous sommes « gras durs », mais nous l’ignorons et pensons que l’herbe est plus verte chez le voisin…

Prenons maintenant la place qui nous revient dans le Livre de records Boone & Crockett et dépêchons-nous de garnir notre registre québécois Trophée-Québec. Les mesureurs québécois se feront un plaisir de mesurer vos trophées et, en bout de ligne, nous serons bientôt tous agréablement surpris par les records qui se cachent au Québec.