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Héritage faune est, et a été, impliquée dans plusieurs projets de protection et de gestion des habitats fauniques. Voici quelques exemples de grandes réalisations de l’organisme au fil des ans.

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Bar rayé (Opération Renaissance)
Projet de la Commune de Baie-du-Febvre
Halte migratoire de Saint-Barthélemy/Saint-Joseph-de-Maskinongé
Formation destinée aux associations de la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs

 

Bar rayé (Opération Renaissance)

         

La Fédération et sa fondation Héritage faune travaillent actuellement, de concert avec le secteur Faune du ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec (MRNF), à l’un des projets fauniques les plus ambitieux de la province, soit celui de la réintroduction du bar rayé dans le fleuve Saint-Laurent. Jadis recherché pour sa combativité et sa succulente chair, le bar rayé a subi, au début des années 1960, une baisse dramatique de sa population pour finalement disparaître complètement vers la fin de cette décennie. Un concours exceptionnel de conditions défavorables a conduit à la disparition de cette espèce de poisson, la seule qui se soit produite dans le Saint-Laurent. Pour expliquer cette disparition, la principale hypothèse soulève l'idée que les opérations de dragage de la voie maritime du Saint-Laurent, particulièrement au niveau de la traverse du nord de l'île d'Orléans, auraient modifié l’habitat et restreint les bars dans une zone limitée de la rive-sud du fleuve, où ceux-ci auraient subi une surexploitation.

Jusqu’au moment de sa disparition, le bar représentait une source de divertissement familial pour de nombreux citoyens de la région de Québec. La pêche de ce poisson donnait lieu à des rassemblements d’envergure et était même l’objet d’importants tournois de pêche sportive aux cours desquels se donnaient rendez-vous quelques centaines de pêcheurs.

Trente-cinq ans plus tard, au début des années 2000, la Fédération et Héritage faune décident, en partenariat avec le secteur Faune Québec, de réparer l’erreur historique que constitue cette disparition et de procéder au rétablissement de la population de bars rayés dans le Saint-Laurent. En 2002, la tenue de consultations publiques a permis de connaître l’intérêt de la population pour un tel projet et de recevoir l’aval de plusieurs citoyens et organismes pour sa réalisation.

Ainsi est née l’Opération Renaissance qui offrira éventuellement aux Québécois une occasion additionnelle de profiter du fleuve Saint-Laurent. Les conditions biologiques du fleuve s’étant sensiblement améliorées depuis l’époque de la disparition du bar, on prévoit que l’Opération Renaissance sera un franc succès. Par la réalisation du programme d’ensemencements débuté en 2002, la Fédération et Héritage faune souhaitent donc, d’ici une quinzaine d’années, redonner aux Québécois le privilège de profiter à nouveau de cette ressource faunique et faire renaître cette tradition qui était si chère aux yeux de nombreux pêcheurs sportifs.

Pour assurer la réussite du projet de réintroduction, plusieurs opérations de communications ont été réalisées. Au cours des dernières années, des soirées d'information à l'intention des organisations et des citoyens ont eu lieu. Certaines activités ont été tenues à l'intention des médias et présentées dans des émissions radiophoniques et télévisées. Une douzaine de panneaux expliquant le projet ont aussi été installés en divers endroits stratégiques sur les rives du fleuve afin de rejoindre le plus de gens possible et de les renseigner sur la situation de l’espèce. De plus, près de 9 000 panneaux expliquant l’interdiction de conserver les prises accidentelles de bars ont été installés sur les sites d’accès au fleuve qui font partie de l’aire de distribution historique de ce poisson. En somme, afin d’assurer la perpétuation de la nouvelle population de bars, il a fallu mettre en œuvre un plan de communication efficace, offrant une bonne visibilité au projet et rejoignant le maximum d'utilisateurs du fleuve.

En ce qui concerne les ensemencements, ceux-ci ont débuté en 2002, alors que les 11 premiers bars de l’Opération renaissance, en provenance de la rivière Miramichi au Nouveau-Brunswick, ont été libérés dans le fleuve. Après avoir été absents du Saint-Laurent depuis la fin des années 1960, ils y nageaient à nouveau. Ainsi débutait le vaste programme de réintroduction. Grâce, entre autres, à l’importante contribution financière de la Fondation Hydro-Québec pour l’environnement, la station piscicole de Baldwin Mills en Estrie fut aménagée pour la production massive de bars rayés, spécialement pour l’Opération Renaissance. Depuis ses débuts, elle a permis de mettre à l'eau plusieurs milliers de bars rayés de différentes tailles dans le fleuve, auxquels plus de quatre millions de larves âgées de quelques jours on été ajoutées depuis juin 2006. Certains bars rayés ensemencés pouvaient même mesurer jusqu’à 55 cm.

Au moment des premiers ensemencements de bars, peu de gens auraient cru revoir ces poissons un jour. Pourtant, malgré l’immensité du fleuve, des prises accidentelles de bars ont été signalées un peu partout : dans la rivière Richelieu, à l’embouchure des rivières Bécancour, Ouelle, du Sud, Betsiamite, ainsi que dans la rivière Saguenay et plusieurs dans le fleuve entre Québec et Saint-André de Kamouraska. Quelques-unes de ces prises ont d’ailleurs été confirmées par les scientifiques du MRNF. Autre fait des plus intéressants, au printemps 2006, lors d’une campagne d’échantillonnage scientifique, une firme privée a capturé quatre bars qui s’étaient apparemment reproduits.

Selon les biologistes du MRNF, les premières évaluations faites à partir de ces captures permettent de constater que les bars semblent très bien croître dans le fleuve, que leur survie semble élevée, qu’ils semblent adopter une aire de répartition et une migration entre le lac Saint-Pierre et l’estuaire fluvial supérieur telle que la population originale. De plus, des captures de jeunes de l’année faites dans des pêches à anguilles dans la région du bas Saint-Laurent laissent possiblement entrevoir une reproduction naturelle.

En plus de sa portée biologique, le projet de réintroduction du bar rayé dans le fleuve promeut l’importance de maintenir l’habitat fluvial en bonne condition, fait connaître le potentiel de pêche sportive de ce cours d’eau et unit des organismes et des communautés dans un même projet ayant trait à la biodiversité. À l’égard de la pêche sportive, ce projet de réintroduction est présentement celui qui bénéficie de la meilleure couverture médiatique au Québec. En plus de contribuer à restaurer la biodiversité, il fait la promotion de la pêche récréative durable et contribue à susciter le leadership communautaire, notamment en matière d’environnement.

Bien entendu, la réussite de l’Opération Renaissance reste à confirmer. Mais, étant donné le nombre d’indices positifs, tout nous porte à croire au succès de ce projet. Nous pouvons déjà être fiers de cette initiative issue de la volonté des chasseurs et pêcheurs québécois de préserver leur patrimoine faunique!

 

 


Adoptez un bar rayé !

Plusieurs autres ensemencements de milliers d’individus ont été et devront être réalisés pour rétablir une population qui se reproduira naturellement dans le fleuve. La population est invitée à contribuer de manière concrète à l’opération et à la réussite de celle-ci en adoptant des bars rayés. Plusieurs citoyens, ainsi que de grandes et petites entreprises, ont répondus à l’appel. Ces « parrains » et  « marraines » sont conviés à lâcher eux-mêmes leur bar rayé lors des ensemencements.

L’adoption au coût de 100 $, permet à ceux-ci de poser un geste vital pour la réintroduction du bar rayé dans le fleuve. Le parrainage comprend un reçu fiscal de 50 $, une lithographie signée, une épinglette et un certificat d’adoption officielle portant le numéro de la micro-étiquette placée sous un des muscles dorsaux du poisson ensemencé dans le fleuve. Tous les profits sont remis pour le fonds Bar rayé de la fondation Héritage faune.

Téléchargez le formulaire d’adoption d’un bar rayé


 

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Projet de la Commune de Baie-du-Febvre

La Commune de Baie-du-Febvre se situe dans la plaine inondable du lac Saint-Pierre, plus exactement au sud-est du lac. Elle fait partie de la municipalité de Baie-du-Febvre, à environ 10 kilomètres à l'ouest de la ville de Nicolet. On s'y rend par la Route 132 qui longe le fleuve Saint-Laurent.

Les aménagements de la Commune de Baie-du-Febvre furent réalisés par Canards illimités Canada en 1992, après avoir été assujettis à une étude d'impact. Le projet comprend un bassin de 38 hectares et un réseau de planches rondes et de rigoles de 27 hectares. Ces aménagements constituent un excellent habitat pour la formation des couples de canards barboteurs, la nidification et l'élevage des couvées. De plus, trois fossés ont été construits pour le frai et l'alevinage du poisson. En 1996, grâce au Fonds de restauration de l'habitat du poisson (FRHAP), cinq marais naturels furent nettoyés, puis reliés au fleuve par des canaux collecteurs. Cette intervention évite l'assèchement prématuré des marais et empêche les poissons de demeurer prisonniers des marais.

En plus d'améliorer la qualité de l'habitat pour la sauvagine et le poisson, ces aménagements apportent des bénéfices à la communauté locale. Ainsi, ce projet donne l’accès à de nouveaux territoires pour la chasse à la sauvagine, procure de nouveaux sites d'observation de la faune et facilite l'éducation et l'information du public à la conservation des habitats. Pour les agriculteurs, le projet permet de récupérer des terres impropres à la culture.

Héritage faune fut le maître d'œuvre de ce projet. Ainsi, depuis 1988, elle a loué 330 hectares de terres appartenant à la Corporation de la Commune de Baie-du-Febvre, pour une période de 21 ans. Cette entente de protection d'habitats fauniques est survenue entre des intervenants du milieu agricole et faunique. Il s'agissait d'une première dans l'histoire du Québec.

En 1989, on créa la Société de mise en valeur de la commune de Baie-du-Febvre, la SOMICO. La fondation Héritage faune siège au conseil d'administration de cette société. Celle-ci agit à titre de gestionnaire d'une partie de la Commune de Baie-du-Febvre en élaborant les orientations et objectifs généraux et en établissant un plan d'affectation du territoire en collaboration avec le ministère des Ressources naturelles et de la Faune.

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Halte migratoire de Saint-Barthélemy/Saint-Joseph-de-Maskinongé

Le projet de Saint-Barthélemy/Saint-Joseph-de-Maskinongé se situe au nord de l'archipel des îles de Sorel, dans la plaine inondable du lac Saint-Pierre. Ce projet de 400 hectares se répartit de part et d'autre de l'Autoroute 40, à mi-chemin entre Montréal et Trois-Rivières. Le site constitue la deuxième plus importante halte migratoire printanière de tout le fleuve Saint-Laurent pour le canard.

Le projet est composé d'une halte migratoire de 165 hectares destinée à recevoir les canards barboteurs et la bernache du Canada durant leur migration printanière. Deux bassins permanents, totalisant une superficie de 85 hectares, favorise la formation des couples de canards et l'élevage des couvées. Un bassin aménagé de 100 hectares garantit un habitat de qualité pour le frai et l'alevinage du poisson

Le projet de Saint-Barthélemy/Saint-Joseph-de-Maskinongé procure également des bénéfices pour la communauté en général. Ainsi, les agriculteurs constatent une amélioration du drainage agricole et des conditions de culture, à la suite du contrôle des eaux des crues printanières et automnales. Les amateurs de plein air bénéficient de nouveaux sites d'observation et d'interprétation de la faune. Enfin, le potentiel des activités de prélèvement se voit amélioré.
L'implication d’Héritage faune dans ce projet fut de mettre sur pied une société de gestion. Le mandat de cette dernière a été de préparer et de mettre en œuvre le plan de gestion du territoire.
En 1985, la Société de conservation de Saint-Barthélemy/Saint-Joseph-de-Maskinongé voyait le jour. La fondation Héritage faune et la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs siégeaient au conseil d'administration de cette société. En mai 1996, la Fondation de la faune du Québec, propriétaire du territoire, déléguait la gestion du site à la Société de conservation pour une période de 10 ans. La Société de conservation assurait la mise en valeur de la faune et des habitats et assumait la gestion des activités. En décembre 2005, le bail de la Société étant terminé, la gestion du territoire a été remise à Canards illimités Canada.

Héritage faune n'est qu'un des nombreux partenaires ayant collaboré à la réalisation de ces projets. Les principaux partenaires de la fondation sont :

  • la Fondation de la faune du Québec;
  • le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (anciennement la Société de la Faune et des parcs du Québec);
  • le Service canadien de la faune;
  • Canards illimités Canada;
  • le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec;
  • Habitat faunique Canada.

Pour plus d'information sur le projet de Saint-Barthélemy/Saint-Joseph-de-Maskinongé, visitez le site    www.geocities.com/rainforest

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Formation destinée aux associations de la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs

Héritage faune offre, depuis 1993, la session de formation intitulée Planification/organisation/ financement d'un projet d'aménagement faunique. Elle s'adresse aux associations membres de la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs qui désirent démarrer un projet de protection et d'aménagement de la faune et à tout autre organisme communautaire non-membre. Cette session de formation donne aux participants les outils nécessaires à la planification, à l'organisation et au financement de projets à caractère faunique. Héritage faune assure le suivi des projets amorcés durant les sessions. Pour s'inscrire à cette session de formation, il suffit de communiquer avec la fondation Héritage faune. Les sessions peuvent être dispensées en région. Un minimum de cinq associations ou organismes est toutefois requis pour la formation d'un groupe.

 

 
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